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April 30, 2008

Poem du jour

A Soldier’s Arabic
by Brian Turner

This is a strange new kind of war where you learn
just as much as you are able to believe.

E. Hemingway



The word for love, Habib, is written from right
to left, starting where we would end it
and ending where we might begin.



Where we would end a war
another might take as a beginning,
or as an echo of history, recited again.



Speak the word for death, Maut,
and you will hear the cursives of the wind
driven into the veil of the unknown.



This is a language made of blood.
It is made of sand, and time.
To be spoken, it must be earned.





Brian Turner
A Soldier’s Arabic first appeared in Voices In Wartime Anthology, May 2005.
Poem, copyright © 2005 by Brian Turner
Appearing on From the Fishouse with permission
Audio file, copyright © 2005, From the Fishouse

April 29, 2008

LRB: on Cyprus



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April 28, 2008

Pleiade has Russian Jewish origins....

There is nothing in British publishing quite like the Bibliotheque de la Pleiade. It was brought into being by an enterprising Russian immigrant called Jacques Schiffrin in 1931 as a collection of convenient and attractive editions of classic authors with flexible leather covers and spines decorated with real gold. The text was printed on bible paper, which being very thin and long-lasting, stood in contrast to the uncut acid paper in cheap bindings used by most French publishers of literary works. When Schriffin ran into financial difficulties in 1933, Andre Gide and Jean Schlumberger of the Nouvelle Revue Francaise persuaded Gallimard to take over the collection. The initial editions were presented without scholarly apparatus and with brief prefaces; they looked very much like the products of a luxury book club aimed at the well-to-do cultivated general reader.

from Self-portrait with sigilla
Ian MacLean

a review of LES ESSAIS. Edited by Jean Balsamo, Michel Magnien and Catherine Magnien Simonin. By Michel de Montaigne. 1,975pp. Gallimard. Euro 79. - 978 2 07 011505 1.

PORTRAITS A L'ESSAI Iconographie de Montaigne. Philippe Desan; with Beatrice Le Cour Grandmaison. 349pp. Honore Champion. Euro 149. - 978 2 745 31615 8.

ALBUM MONTAIGNE. Jean Lacouture. 286pp. Gallimard. - 978 2 07 011829 8.

April 26, 2008

Saturday on Coney Island







(c) 2008 Photos by Valera Meylis

April 25, 2008

Just seen: The Cottage




Being a HUGE fan of strange movies, I must admit that this movie almost weirded me out (in a good way!), with its very hilarious sendup of all the genres (thriller, crime, gore etc.) in a very interesting way. Reece Shearsmith from the League of Gentlemen is very great as a neurotic brother who tries his luck to get some money. The ending phrase is so-so funny given the circumstances ( the end itself is quite a non sequitur.... and in French, for Pierre's sake)

a MUST-SEE.

April 24, 2008

LRB: Around the Bushes



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April 23, 2008

Just Seen: Away from Her



Quite simple, yet emotionally powerful tale of love and loyalty in the face of Alzheimer's.
A MUST-SEE.

April 22, 2008

PS Manifesto



Today was another anniversary of the horrible political opportunist and cruel misanthrope's birthday - Ulyanov, who has never held a job in his life, yet claimed to represent the workers of the world.

The Socialist Party of France just published its new Manifesto. Read it by clicking on the pic above.

April 21, 2008

Quote du jour

Etre bête, égoïste, et avoir une bonne santé, voilà les trois conditions voulues pour être heureux ; mais si la première nous manque, tout est perdu. ...

To be stupid, selfish, and have good health are three requirements for happiness, though if stupidity is lacking, all is lost.

Gustave Flaubert, Lettres а Louise Colet
Jeudi soir, 11 heures. 6 Aout 1846.

April 20, 2008

Photo du jour

Photo by Valera Meylis 2008. Click me to see a larger image

The clouds were so nice and the public library building on 10th St and 6th Ave was so attractive, I had to take that shot....

April 17, 2008

LRB: On Israeli Settlements



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April 16, 2008

Jerusalem

Sari Nusseibeh - Régis Debray
par Christian Makarian


L'un, Sari Nusseibeh, vient de Palestine et signe un magnifique témoignage qui décrit la douleur et l'espérance d'un intellectuel meurtri. L'autre, Régis Debray, revient de Terre sainte en livrant un récit de voyage faussement candide, mêlant littérature et réflexion politique. Tous deux ont en commun la volonté de dépasser le conflit israélo-arabe. Pour L'Express, ils ont accepté de débattre des solutions.
Palestine musulmane et Terre sainte chrétienne ont Jérusalem comme point de convergence. Qu'évoque, dans votre for intérieur, la capitale du monothéisme?
Sari Nusseibeh: Pendant des années, je me suis essentiellement considéré comme un habitant de Jérusalem, un Hiérosolymitain authentique, enraciné, descendant d'une des plus vieilles familles de la ville. Mais en écrivant ce livre j'ai ressenti une forme de rébellion contre cette identité. J'ai éprouvé le besoin de m'affirmer en premier lieu en tant qu'être humain, de m'abstraire de ma religion et de me détacher de la ville qui était la mienne. Bien entendu, je suis fier d'être un vrai citoyen de Jérusalem, mais c'est suffocant. Il est essentiel de respirer et de prendre conscience que les hommes sont plus importants que les lieux. Ce livre m'a libéré d'un fardeau; en démontrant l'appartenance du peuple palestinien à cette terre, je me suis autorisé à franchir un stade supplémentaire. Je veux dépasser le conflit pour réfléchir à la notion de paix universelle.
Régis Debray: Je comprends très bien l'évolution de Sari Nusseibeh. On dit que Jérusalem, capitale de la Loi, appartient au monde entier. C'est en tout cas ce que voulaient croire ceux qui avaient fantasmé pour elle un statut international en 1948, comme ce fut le cas du Saint-Siège. Après quoi, l'idée d'un corpus separatum a été enfouie sous les tapis. Je trouve cela vraiment dommage. Jérusalem ferait un bien meilleur siège des Nations unies que New York. D'abord, cela assurerait une équidistance entre les deux mondes que sont l'Orient et l'Occident; ensuite, la présence de l'ONU sanctuariserait à la fois Israël et la Palestine; enfin, le problème israélo-palestinien serait internationalisé, ce qui est peut-être la seule façon de le résoudre. Cette proposition est réaliste. Mais elle n'est pas opportune.

S. N.: Personnellement, je réserverais le meilleur accueil à cette initiative, qui nous délivrerait du sentiment d'étouffement. Faire de Jérusalem la capitale de la justice me paraît naturel. Mais, pour être complètement honnête, je crois que l'idée n'a aucune chance d'être reçue favorablement, ni par les Israéliens ni par les Arabes. Quand deux parties se battent âprement pour la possession d'une même chose, annoncer que l'objet disputé appartient à tout le monde revient à une dépossession aggravante.
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Que suggérez-vous?
S. N.: Il faut partir de la base pour aller vers le sommet, et non l'inverse. La vie quotidienne à Jérusalem peut être régie par une multitude de commissions israélo-palestiniennes chargées de l'enlèvement des ordures ménagères ou de la chasse aux animaux errants, etc. Jusque-là, pas d'obstacle idéologique ou religieux; nul ne s'y opposera, puisqu'il s'agit de coopération. Puis, une fois l'habitude prise de travailler ensemble pour la même ville, on peut passer à l'étape suivante et, de fil en aiguille, parvenir au niveau supérieur, la Jérusalem globale, où l'on pourrait intégrer aux instances de décision israélo-arabes une composante internationale, représentant les chrétiens, mais aussi le reste du monde. C'est seulement ainsi que l'on pourrait atteindre, avec beaucoup de patience, une sorte de corpus separatum qui nous permette de sortir de la question insoluble de l'appartenance.

Par-dessus le problème de souveraineté nationale se pose la question des lieux saints, qui est d'une complexité unique.
S. N.: Pour ce qui est des lieux chrétiens, il n'y a pas de vrai problème; il faut conserver la répartition actuelle, qui remonte aux Ottomans. En revanche, en ce qui concerne les lieux saints juifs et musulmans, je propose de les confier à Dieu plutôt qu'aux hommes, de déclarer que là, cas unique sur Terre, il n'y a aucune souveraineté humaine mais divine. Un kilomètre carré de souveraineté abstraite! Sur la partie où se trouve le mur des Lamentations, le représentant de Dieu serait le gouvernement israélien, agissant en son nom; et sur le Haram al-Sharif - le mont du Temple - ce serait le gouvernement palestinien, oeuvrant au nom d'Allah. Si vous procédez comme l'a fait Clinton, en traçant une ligne de séparation sur le sol en plein milieu du mont du Temple, vous n'obtiendrez jamais un accord, dans la mesure où chaque partie contestera que l'adversaire puisse s'arroger une partie de l'espace sacré. Tout rendre à Dieu, seul propriétaire, équivaut à une approche nouvelle. Partons du stade des émotions pour, progressivement, les transcender.

C'est replacer la religion au centre du jeu, ce qui revient à une vision beaucoup plus musulmane que juive ou chrétienne...
S. N.: C'est surtout un moyen de réduire les antagonismes. Prenez l'exemple du sacrifice d'Abraham, question qui divise. Qui était le fils préféré qu'Abraham était prêt à offrir en sacrifice à Dieu sur la pierre où se trouve aujourd'hui la mosquée d'Omar [la Coupole du Rocher]? Isaac, comme le dit la Bible, ou Ismaël, comme le défendent les musulmans? Le plus important, dans cette histoire, est que Dieu a envoyé un agneau pour remplacer le fils sacrifié, afin de transmettre ce message: «Ne faites pas couler le sang humain sur cette pierre, ne sacrifiez pas vos enfants sur ce roc.» Cela doit nous libérer de l'attachement possessif aux pierres et nous démontrer que la vie humaine a infiniment plus de valeur que la terre sur laquelle elle se déroule. Le monothéisme vise cet objectif, et vous ne pouvez pas dire que cela ne convient pas aux juifs ou aux chrétiens.

R. D.: Peut-on partager une origine commune? C'est toute la question. La réponse est, malheureusement, non. Dieu, contrairement à ce pense Sari Nusseibeh, n'est pas un facteur d'unité, mais apporte la division. Pour la bonne raison que, suivant le monothéisme auquel on se réfère, on ne parle pas du même Dieu.

S. N.: Nous avons là un désaccord majeur. Je crois que Dieu unit et que l'homme désunit. Nous revenons à la dispute entre les partisans d'Isaac et ceux d'Ismaël, qui, je le répète, n'est voulue que par les hommes.

R. D.: Le Dieu dont vous parlez est un Dieu idéal qui ne s'incarnerait nulle part. Or Dieu, sitôt qu'il est incarné, qu'il prend un caractère concret, devient jaloux. A partir de là, les religions rassemblent les individus en les agrégeant, en les opposant les uns aux autres, en les divisant. Il n'y a pas un seul endroit au monde où Dieu unifie - la preuve: les trois monothéismes se détestent et sont incapables de partager leur lieu d'origine, qui est Jérusalem. Car ce Dieu est un Dieu de justice et de châtiment: il n'aime pas les méchants, et le méchant, c'est l'autre. Si je veux imiter Dieu, je dois donc à mon tour juger et châtier l'autre.

S. N.: Ce que vous décrivez est inhérent non à Dieu, mais à l'homme. Prenez l'idéal marxiste et regardez ce que les hommes en ont fait. Prenez le cas de la Palestine et regardez ce que nous avons fait entre nous de l'aspiration la plus noble à la liberté et à la justice de notre peuple. Ce n'est pas l'absolu initial qui est en cause, c'est ce que nous en faisons ensuite. Pour arrêter le cours du désastre, je maintiens que nous pouvons, à tout moment, tirer les leçons de nos propres erreurs en revenant à l'idéal de départ. Je ne suis vraiment pas un esprit religieux mais, quand je lis le Coran, tout ce que je comprends, c'est que le message du respect de la vie humaine est la principale chose à retenir de Dieu. Cela n'est pas un facteur de division, tout au contraire.

R. D.: Je regrette, si l'on veut avancer en politique, il ne faut pas parler de Dieu. Dieu rend les sujets absolus alors que les problèmes politiques sont relatifs. Les questions politiques se résolvent par la négociation entre des intérêts contradictoires; les controverses théologiques sont insolubles parce que la Vérité ne transige pas avec un point de vue adverse. Il n'y a pas de compromis théologique possible entre les monothéismes. Les seuls compromis imaginables sont politiques. Et, pour les faciliter, il faut créer un espace public d'où Dieu soit absent.

S. N.: Comment pouvez-vous détacher le politique du religieux? Vous arracher à Dieu et vous investir dans la politique comme si elle venait de nulle part, comme si elle était une valeur en soi? C'est impossible. La religion, au sens négatif du terme, est un large pan de la politique. Ce qui nous ramène à deux attitudes. Ou bien vous acceptez qu'il en soit ainsi et ce qui est juif l'est pour l'éternité, de même pour ce qui est musulman. Ou bien vous vous y refusez, ce qui est mon cas. C'est pourquoi j'imagine une troisième identité, celle de la «conciliation». Cette identité ne se superpose pas aux deux précédentes et elle ne les renie pas. Elle se situe ailleurs, plus haut, au stade des valeurs humaines, des principes universels qui se trouvent au-dessus des appartenances.

R. D.: Vous pensez réduire les conflits en montant; je pense les résoudre en descendant.

N'est-ce pas plutôt une controverse entre un Oriental et un Occidental...
R. D.: Ou entre un optimiste et un pessimiste...

S. N.: Le passé m'a rendu tellement malheureux que l'avenir me rend forcément optimiste.


April 15, 2008

BBC: Pulling



Here is a very brief excerpt from the show called "Pulling" about three girls who all have problems, here's one of them....

April 14, 2008

LRB: On Cheney



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April 13, 2008

Israel Day 2











Panorama of Christ's Tomb



Armenian Procession outside of Christ's Tomb Church

April 12, 2008

Israel Day 1









A surprise trip to Israel, booked the day before the actual trip :) I am still in shock I did it in just two days :)

April 10, 2008

April 9, 2008

LRB: Did it happen on 9th of April?

by Frank Kermode
review of The Resurrection by Geza Vermes

In about 56 AD, St Paul writing to the Christians of Corinth, made his position very clear. Somebody had been suggesting that the dead cannot be resurrected, and this was his response: ‘If there be no resurrection of the dead, then is Christ not risen; and if Christ be not risen, then is our preaching vain and your faith is also vain.’ The creeds still require the faithful to declare their belief that Jesus died, was buried, descended into hell, and on the third day rose again. Paul explains that the requirement is reasonable: provided the dead can rise, there can be no reason to suppose Jesus did not do so. In fact if he didn’t, ‘we are of all men most miserable.’ Like Paul, the creeds also insist on ‘the resurrection of the body’, though Paul had in mind not every body but those of the brethren who had died between the death of Jesus and the postponed but imminent day of judgment. As Geza Vermes remarks, he seems not to have given any thought to the very large numbers of dead between Adam and his own day.

Paul summons other arguments and witnesses against the incredulous. The Christ who rose on the third day was seen by Cephas (alias Peter) and ‘above’ five hundred others, some of them still alive; also by James, and indeed by ‘all the apostles’. Finally, by a special grace, he was seen by Paul himself, unworthy as he was to be counted an apostle, en route to Damascus.

...
The story of Thomas, and perhaps the Emmaus episode, look particularly like interpretative interpolations. So, most obviously, does the posthumous appearance of Jesus at the Sea of Galilee in the spurious ending of John. Belated inventions of this sort are to be expected. One reason for them may have been the brevity of Mark, whose Resurrection narrative contains nothing very persuasive about the apparitions of Jesus, only the empty tomb, the mysterious young man, and the instructions ignored by the frightened women. Since Mark was their principal source, Matthew and Luke lacked guidance and information when he was silent. Moreover, not all testimony could be trusted. Women play a larger part in the action than one might expect, and Vermes more than once points out that women were in those days regarded as unreliable, even useless witnesses, especially by Luke.


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April 4, 2008

Panama: Day 2 El Valle de Anton










a trip to el Valle de Anton. “Nestled within an ancient volcanic crater where clouds dance atop rainforest covered mountainsides, El Valle de Antòn is the largest continually inhabited volcanic crater in the World.

Located in the Province of Coclé, its rocky composition and volcanic countryside are ideal for exploring such ancient (11,000 years old) historic paths. The local community is mainly descendant of the Guaymì Indian Tribe. Just under two hours by car from Panama City, El Valle is nestled in the second largest volcano (extinct) crater in the world, a five kilometer crater that exploded 5 million years ago. The resultant scenery is unique- a steep valley surrounded by jagged peaks and filled with flowers and verdant forest.

April 3, 2008

Panama: Day 1










At the very modern hotel Radisson Decapolis








in San Felipe, very poor area of Panama City, which seemingly has two kinds of area: posh and poor.

A new trip!


Well, I am off to Panamá!

April 2, 2008

Poem du jour

Brueghel's Proverbs
David Wheatley

Before roasting a fart first you must catch it.
The deaf man applauds the hurdy-gurdy too.
If the sheep-fancier spurns your sheep
his heart is elsewhere. Where there is heart
there is pancreas. No one hates an idiot
like the village's second stupidest man.
It is quicker to beat your husband than walk
to the next town and write him a letter. Envy
the bathing sow on the day it rains dung.
The bishop shuts his mouth then sits on it.
The gangrenous leg knows good hacksaw work
when it feels it. The rat-trap feels it ought
to apologize for the baker's mouldy cheese.
When your pigs fly they're not coming back.
Two can shit through the same hole as cheaply as one.
The wooden spoon does not match the shape
of your backside for nothing. The condemned man's
vomit has a lucky escape. The hangman combs
his hair before putting his hood on. The gravedigger
will not be taking out ads. The old buffoon
has always got some proverb or other to hand.